
Awely est une organisation non gouvernementale internationale créée en avril 2005, et dont le siège social est situé en France.
Conflits et surexploitation des ressources :
Les actions mises en place ont pour objectif une meilleure compréhension des conflits en vue de la création d’outils destinés à les résoudre, ou du moins à les réduire sur le long terme. Au travers des “Casquettes rouges”, le projet permet d’initier une cohabitation à la fois durable et profitable aux hommes, comme aux animaux ; En collaboration avec le NTNC (National Trust for Nature Conservation) et les représentants régionaux du ministère des parcs nationaux et de la faune sauvage, Awely développe ses actions au sud et au sud-ouest de la zone tampon. En raison du nombre important de villages en bordure du parc, la pression des habitants sur ce dernier n’est pas négligeable : récupération illégale de bois de chauffage et d’herbe, pêche, braconnage, élevages débordant les limites de la zone tampon... En parallèle, les animaux du parc causent des dégâts aux populations vivants dans la zone tampon et à leurs biens, et ce, d’une manière très régulière. Les espèces les plus impliquées dans ces conflits sont les suivantes : Eléphants (Elephas maximus), Sangliers (Sus scrofa cristatus), Chitals (Axis axis), Tigres (Panthera tigris tigris), Leopards (Panthera pardus pernigra), Rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis), Macaques Rhésus (Macaca mulatta) et Langurs (Presbytis entellus).

Les éléphants sont les animaux les plus fréquemment cités dans les cas de conflits, et les dégâts qu’ils peuvent occasionner en très peu de temps sont souvent considérables. Ils détruisent les cultures, parfois les greniers à grains et les habitations. Au cours des sept dernières années, on compte également 64 personnes blessées et 15 autres ayant perdu la vie. Ces préjudices sont en augmentation constante, tout comme la population d’éléphants aujourd’hui supérieure à 80, et dont la plupart des individus viennent de l’Inde toute proche.
Si les communautés bénéficient des retombées financières du parc à hauteur de 30 à 50%, le peu de touristes (moins de 4000 par an) ne suffit pas à leur procurer des revenus suffisants et en rapport avec les dégâts occasionnés par les animaux. Les compensations, quand elles existent, ne sont pas non plus en mesure de dédommager correctement les victimes. Pour cette raison notamment, les “Casquettes rouges” sont au contact permanent des populations afin de travailler à la mise en place de solutions bénéfiques. Sur le terrain, Manish Raj Pandey, coordinateur de NTNC dans la région est le lien avec les “Casquettes rouges” et pourra les assister dans leurs tâches.
Le Népal :

Le Népal est peuplé de 28 millions d’habitants, inégalement répartis sur le territoire. Seulement 20 % de la superficie totale du pays est cultivable et les besoins croissants de la population en chauffage et en riz entraînent une déforestation inquiétante. Côté nature, 18% du territoire sont préservés en parcs nationaux, réserves naturelles et zones protégées. Menacés par la disparition des forêts, la chasse pour leur chair, les trophées ou encore les dégâts qu’ils causent aux cultures et aux habitations, les mammifères tels que tigres ou rhinocéros voient leur effectifs décroître, bien qu’il soit encore assez facile d’apercevoir ces derniers dans les parcs de Chitwan et de Bardia. C’est en bordure du parc de Bardia, dans la région du Teraï au sud-est du pays, qu’Awely développe ses actions avec les Casquettes Rouges, en collaboration avec le NTNC, son organisation partenaire. C’est là que nous souhaitons mettre en place plusieurs actions destinées à aider les hommes, déjà très pauvres à mieux vivre avec les animaux et à réduire les problèmes souvent sérieux qu’engendre la cohabitation.
(Source photos et texte Awely) Site Web
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